Petites histoires & anecdotes de voyage

1525640559
1525638484

En vadrouille dans le département de l'Aisne aux alentours de Laon, Hildebert Galamus s'est promené avec son inséparable Vadrouilleur Olympien autour de l'ancienne abbaye de Vauclair.




C'est d'ailleurs là, par une printanière journée de fin avril, dans le cadre fleuri du verger conservatoire de l'abbaye, que le fameux tricycle a vaillamment passé le cap de ses 1000 kilomètres !


Après avoir fait son petit tour ça et là pour glaner quelques informations au sujet des antiques ruines, Hildebert n'a pu qu'imaginer ce qui s'est passé depuis l'époque où la première pierre fut posée...


Empruntons à M. R. Courtois un court résumé de l'histoire :


Quelques hectares d’une vallée assez étroite, au bas d’une pente raide. Un sol sablo-argileux où le marais affleure. Rein de pareil au fécond limon du plateau qui domine. Les villages dans cette région ont tous évité la vallée qu’ils appellent le marais; ils se sont installés à mi-pente.


Vers 50 avant J.C., quelques habitants y laissèrent leurs sépultures. Suivirent de longs siècles silencieux dans ce fond ingrat reconquis par le marais et le taillis.

Mai 1134, une croix de fondation y est plantée par un groupe de moines venus de la plus célèbre abbaye du temps, Clairvaux, un groupe de cisterciens envoyés par Saint-Bernard à la demande de l’Evêque de Laon.


L’épopée commence… A vie nouvelle, nom nouveau : Courmamblain devient Vauclair. La lourde appellation carolingienne s’efface au profit d’un terme de beauté et de clarté.

Un premier monastère s’édifie. Les recrues affluent, il faut essaimer deux fois et surtout bâtir plus grand. On rase la première abbaye et on la remplace par une seconde beaucoup plus vaste sans même pouvoir jamais l’achever.

Car passé le Xlllème, les temps sombres arrivent. Vauclair souffre et survit, un monastère sans histoires mais que l’Histoire agresse à plusieurs reprises sans parvenir à rompre la régularité de la vie religieuse. Qui sans commende, s’y maintint jusqu’en 1792.


Là comme ailleurs, les moines sont alors chassés malgré les habitants de la région qui s’emploient à les retenir; en vain.

Mais l’abbaye reste et ils s’y installent, perpétuant ainsi l’existence de l’ancienne Courmamblain et de la paroisse Saint-Martin. Plus d’un siècle durant, une petite communauté va mener dans ce vallon une existence laborieuse et simple, sous l’appellation Vauclair-la-Vallée-Foulon, jusqu’en 1914, plus exactement en avril 1914 lors de la grande offensive de Nivelle tout le long du Chemin des Dames. Et là haut, depuis le Plateau de Californie, un soldat qui n’a pas vingt ans observe le démantèlement des murs s’écroulant sous les obus.


Puis à nouveau l’abandon , pendant un demi siècle. Le vert linceul de la forêt enveloppe les vénérables pierres de l’abbaye et les protègent de la rapacité des voleurs…


L’amas de ruines oubliées de tous est devenu aujourd’hui


le site le plus visité de l’Aisne…


Pour en savoir plus sur l'abbaye de Vauclair :


-> document au format PDF

1468947973
Paysages alpestres vers le col des Montets (1461m)

Hîldebert n'est certes pas un génie, mais de passage en quelque contrée montagnarde, le voici tout de même devenu "Vadrouilleur des Alpages"...


Il est fort rare qu'il se hasarde sur des chemins escarpés, une fois n'est pas coutume.


Cheminant en pays Savoyard, il prit la route d'Argentières et décida de monter au col des Montets...


Ces hauts lieux lui ont rappelé un lointain passé, un temps où il était porteur de refuge, ce temps où il cheminait vaillamment sur la moraine des glaciers alpins, chargé comme un baudet de moult victuailles réservées aux aventureux touristes des cimes, nobles conquérants des neiges éternelles...

Les temps ont bien changé, terminé les sherpas parcourant inlassablement les sentes escarpées, terminé le calme paisible des montagnes que seul le grincement des glaces et des roches venait troubler.

Aujourd'hui, les refuges sont devenus des hôtels et le ravitaillement se fait par hélicoptère !

Mais reprenons le chemin de la vallée, l'ombre des géants nous tiendra au frais le temps de la descente tout en côtoyant de joyeux torrents éclaboussant les parages de leurs mille gouttelettes d'argent...

1440534401
Hîldebert en compagnie de dame Christiane & dame Catherine devant les jardins du château de Vannes

Il y eut certes à Vannes le passage du tour de France 2015, mais ce fût les jours suivants, les 13 & 14 juillet que Hîldebert se retrouva dans son élément...


En effet, les grandes Fêtes Historiques de cette bonne ville du Morbihan transformèrent la cité en une grande fourmilière colorée où moult animations ne manquèrent point de divertir les visiteurs venus en grand nombre pour cette occasion.


Hîldebert put déambuler à loisir dans les rues & ruelles au coeur de l'antique cité médiévale, ne manquant point, à chaque croisée de rue, de vanter toutes les bricolailles et fanfreluches de son éventaire à qui voulait bien l'entendre !


Il rencontra à cette occasion de fort nobles personnages et eût même le grand honneur de côtoyer élégante compagnie en les personnes de gente dame Christiane & gente dame Catherine, certainement comtesses ou duchesses de quelque lointain royaume...

1437249897
Hîldebert au rond-point du quai Tabarly & des allées de la Rabine

Après quelques tours & détours lors de son retour vers le Sud depuis les régions de l'Est, Hîldebert s'est alors mis en tête d'aller faire une petite escapade en Bretagne.


Depuis le pays Basque, où il fit moult provision d'excellent fromage de brebis, il traversa la Gironde puis la Charente, avec une petite halte à Rochefort où le Nao Victoria était ancré.


Puis, suivant quelque temps le cours de la Loire et remontant le bord de mer jusqu'au pays des Venètes, il fit halte en sa capitale, la médiévale cité de Vannes, située en bordure du golfe du Morbihan.


C'est sur la promenade de ce petit port de plaisance que l'attendait encore une fois un rassemblement cycliste...


Mais de toute autre ampleur que celui rencontré en Alsace le mois dernier !


Ce n'était autre que le fameux "Tour de France", qui n'en a d'ailleurs que le nom car il semblerait qu'il fût plus correct de l'appeler "dixième de Tour de France"...


Hé bien je le veux croire néanmoins, Hîldebert se trouvait bel & bien sur le port de Vannes au cours du contre la montre par équipe du Tour de France à vélo le 12 juillet de cette mémorable année 2015...


La foule nombreuse lui fit place mais il ne put malheureusement aborder d'aussi près qu'il l'aurait voulu le passage des équipes !...

1434286730
Hîldebert au beau milieu du vignoble Alsacien

Vadrouillant en contrée Alsacienne, Hîldebert vient à se retrouver un jour de passage sur la route des vins, où il rencontre fort grande équipée à vélo...


La chaussée est quasiment remplie par moult cyclistes de tous poils, petits & grands montés sur biclous de tous acabit, imaginez sa surprise !


Hors ça ma foi ni une ni deux, enfourchant son fidèle Vadrouilleur, qui n'attendait que le moment de se dégourdir les jantes, le voilà parti avec la compagnie pour une petite virée d'une dizaine de lieues.


C'est ainsi qu'il découvrit au beau milieu des vignobles Alsaciens de charmants & typiques villages ou bourgades aux noms de Scherwiller, Châtenois, Kintzeim, Orschwiller, Saint Hippolyte, Rode, Rorschwihr, Bergheim,  Sélestat...


Sous le regard ébahi des châteaux du Ramstein, de l'Ortenbourg & du Haut Koenigsbourg !

1433246250
Sur les berges du lac de Vaivre & Montoille

Le voilà enfin sorti prendre l'air nostre Hîldebert !


Et de l'air, on dirait bien qu'il n'en manque point au bord de ce petit lac Franc-Comtois...


Mais peu lui chaut, toujours allant au gré des quatre vents, telle est sa devise !


De l'autre costé du plan d'eau sur les coteaux avoisinants, adossé au Bois la Dame, le "Tartre" domine ce charmant paysage.


Mais c'est bien ici, au pied de "La Motte" que le vaillant Vadrouilleur s'est arrêté.


Une petite pause, sur les berges du non moins célèbre lac de Vaivre & Montoille, aucunefois n'est à dédaigner après pareil effort contre Zéphyr.


Quand au Durgeon qui prête au passage ses eaux, il continue paisiblement au gré de ses nombreux méandres vers la Saône Jolie, où il se jette sous le regard bohémien de Saint Jean Néponucème...

1431597882
La faim fera-t-elle sortir Hîldebert de son repaire ?

Par la malpeste, mais où a-t-il bien pu passer ce misérable colporteur, où est-il parti vadrouiller !?...

Point de nouvelles depuis l'an passé, vray est que ce parquoy il est fort scandaleux !

Aurait-il fait fortune & se prendrait-il à fainéanter grassement en quelque lieu discret, au point de ne plus parcourir chemins & layons par monts & par vaux comme à son accoutumée ?

Serait-il parti à l'autre bout du monde quérir nouvelles bricolailles & fanfreluches à mettre sur son éventaire ?

Des malfrats ou pillards de grands chemins l'aurait-il surpris & délesté d'icelles précieuses marchandises, l'aurait-il retenu pour quelque funeste dessein, jusqu'à l'estourbir ?

Où peut-il bien estre ?

Si en quelque lieu il est échu, va-t-il enfin daigner bouter hors ?

D'une manière ou d'une autre, à la parfin il faudra bien qu'il montre sa trogne !

Baillons luy diligement encore une ou deux sepmaines et gageons que le verrons de rechef arpenter mesmement bourgs & chaussées, car quoi qu'il en soit, il est un temps où "la faim fait sortir le loup du bois" comme sçavez...

- 1 - - 2 -

Créé par l'Atelier du Château